« Disiz the end » sonne comme un au revoir à la scène rap pour
Disiz, du moins c'est ce sur quoi il communique pour la sortie de son
dernier album. S'inspirant du titre mythique des Doors « Is this the end », le rappeur qui débuta dans le rap français par des freestyles remarquable sur diverses ondes radios et au sein du groupe Rimeurs à Gages.
Parrainé à la fois par Joey Starr et par la suite par Akhenaton du groupe Iam qui fera appel à son talent de mc pour participer à la B.O de Taxi2 et de ce fait monter le groupe « One Shot » avec Faf Larage, Jalane, Tairo, Nuttea, Vasquez Lusi, appuyé par AKH, Freeman et Shuriken. Le succès fut immédiat, surtout avec le titre « Millenaire ».
Mais
le plus gros succès de Disiz fut sans conteste le titre « J'pète les
plombs », qui avait pour trame le film « Chute libre » avec Michaem
Douglas sortie en 1993. Le titre avait plein de référence musicale mais
surtout sur le refrain un sample des Cypress Hill. Suivra par la suite
son premier album intitulé « Poisson rouge » que l'on peut aisément
classer parmi les classique du rap français. Classique de par son
succès, la qualité de l'écriture ainsi que par sa production,
l'originalité des thèmes mais aussi la richesse des thèmes, la variété
et la richesse de la musique. Avec cet album Diziz confirmera le Buzz
médiatique et s'inscrira définitivement comme un artiste à part entière
en évitant l'écueil du rappeur à single.
Trois ans plus tard
suivra « Jeux de société », deuxième album qui malheureusement ne reçu
pas l'accueil médiatique qu'avait bénéficier le premier, pourtant Disiz
su s'entourer de beatmaker talentueux : Dj Medhi, Madizm et Secundo. La
suite se passe au Sénégal, le pays d'origine de son pére là bas il
sortira deux mixtapes qui seront réunis dans une édition française
intitulée « Itinéraire d'un enfant bronzé » (Titre inspiré du film « Itinéraire d'un enfant bronzé » de Claude Lelouche avec Jean-Paul Belmondo sortie en 1988).
Cet album aux contours de Slam bien avant l'heure, montre toute la
portée réellement musicale et spirituelle qu'il donne à son rap.
2004 sera l'occasion plus ou moins réussi de créer le groupe et le label du même nom Fuck Dat
en compagnie des rappeurs d'Evry : Éloquence, Apôtre H, Dayen, Treyz,
Dj Komplex et Flag, ensemble il sortiront l'album « Fuck Dat Fm », en
2008 nouvel album rap/House, dans un groupe nommé « Rouge à lèvres »
(Disiz, Grems, Killersounds, Le IV Romain, John 9000, Dj Gero) et
s'ajoute le surnom de Peter Punk, ainsi que celui de Electro Pimp (cela
reste très probablement dans le domaine du concept).
Disiz
revient cette fois-ci avec des thèmes et des histoires qu'il n'a jamais
voulu aborder : les embrouilles que lui a apporté le buisness du rap,
de sa propre vie, de son intimité avec sa mère et de la difficulté
d'être papa malgré le bonheur que cela lui procure. Annoncé comme la
fin d'un parcours, la mort d'un artiste avant sa renaissance sous une
forme plus libre et l'occasion pour l'artiste d'aborder tout ce que,
par respect, par dégoût de la polémique, il a laissé de côté.
Côté
productions Diziz laisse la responsabilité pour la plupart des instrus
au compositeur Astronote mais aussi Boulawan pour le titre « La fin du
début », Proof beatmaker du label Dïn Records qui lui réalise un titre
aux sonorités Africaines, normal puisque celui-ci rend hommage aux
grands noms de ce magnifique pays sur le titre « Odysée » feat. Okacha.
Canardo quand à lui lâche deux prods des plus ravageuses, une de ces
instrus qui vous démantèle les cervicales et qui donne envie de monter
le son à fond histoire de faire péter les basses. Disiz prend son pied
sur ces deux titres « Bête de bombe » et « C'est la vérité », titre sur
lequel il n'hésite pas à foudroyer et dénoncer les agissements de
certaines majors et de certains rappeurs.
Dj Stofkry ancien
Deejay de Fabe compose un titre à l'esprit tranquille, une sorte de
balade sur laquelle Disiz parle de ses premiers méfaits, Street
Faboulous compose le titre « J'ai changé » avec en featuring Ribcage,
les deux derniers sont réalisé par Davedaivery qui s'inspire à
merveille du titre des Doors sur « Disiz the end » un clin d'oeil qui
si on écoute bien la fin du morceau n'annonce pas forcément la fin de
carrière du rappeur mais plutôt une renaissance.
« Disiz the end
» est l'un de ses meilleurs albums, Disiz offre à son public un quinze
titres des plus savoureux remplies de joies, de jalousies, de
tendresses, d'égotrip et de mea culpa appuyé par un univers musical des
plus éclectiques ce qui contrairement à beaucoup d'albums de rap
français apporte une touche de fraîcheur.
Tracklist :
01. La fin du début (intro)
02. Alors tu veux rapper/Flowmatic
03. Bête de bombe 4
04. C'est la vérité
05. Quand le peuple va se lever
06. Odysée feat. Okasha
07. ...Derrière l'arbre (interlude)
08. L.O.V.E feat. Humphrey
09. Papa Lova
10. Le temps précieux
11. 27 octobre
12. Il est déjà trop tard
13. J'ai changé feat. Ribgage
14. Le monde sur mesure
15. Diziz thz end
Site web : www.disiztheend.com
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