Alors que la France pays de la « liberté, égalité, fraternité » ressemble de plus en plus à une république bananière (Une république bananière désigne un pays dirigé par un gouvernement corrompu.), que les communautés se déchirent, que le racisme sort de son hypocrisie maladive (motivé entre autre par un gouvernement qui continue de jouer le jeu de l'extrème droite), que les banques aidés par des jeunes traders aux dents longues se gavent à outrance, que les fonds de pensions continuent de mettre la pression aux sociétés pour en tirer encore plus de profits en les invitants à licencier encore et encore, créant ainsi une augmentation du chômage, du travail précaire et inévitablement de la misère, un groupe se lève pour dénoncer tous ces méfaits en utilisant le rap comme moyen d'expression.
Indépendante, libre et alternative, la « Zone d’Expression Populaire » est emmenée par Saïdou (du MAP) et Alee (de Rennes). C’est une petite bombe artisanale et acoustique, bricolée dans l’urgence et l’impatience. Le projet : Occuper l’espace, prendre la parole, crier, chanter, danser. Exister en refusant l’invisibilisation, l’injonction à la politesse et le chantage à l’intégration. Sans ambigüité, Z.E.P prône l’insolence et l’irrévérence et hurle à qui veut l’entendre et à qui ne le veut pas : « On n’est pas là pour plaire, séduire ou convaincre ».
Remarqué par les deux albums du M.A.P (Ministère des affaires populaires), Saïdou accompagné du Rennais brandi l'étendard de la révolte à travers ses 8 morceaux qui l'air de rien fait du bien à entendre. Mené par des airs d'accordéon et des rythmiques orientales Saïdou dénonce les travers de notre société et prend la parole pour ceux que le pays refusent encore d'accepter malgré leur nationalité française ou bien leur statut social. Sans tomber dans le misérabilisme et la critique facile, Saïdou s'emploi à garder une certaine bonne humeur à travers ses différents morceaux aux lyrics parfois acerbes et provocateur.
Alle quant à lui nous offre quatre titres à la fois poétique et mélancolique, accompagné de sa guitare il nous invite au voyage, à la réflexion et aux rires. On ressent tout de même une influence musicale tiré d'un Renaud ou encore d'un certains Gainsbourg. « Devoir D'insolence » se veut peut-être provocateur et dérangeant mais permet de rappeler qu'en France nous avons encore la possibilité de s'exprimer librement (du moins pour le moment car au vu du licenciement « séance tenante » des
humoristes Stéphane Guillon et Didier Porte de France Inter on peut se
demander combien de temps cela va durer.) et surtout cet album démontre que le rap permet encore d'élever les consciences et non le porte monnaie.
Pour finir un livre est disponible au prix de 12€ accompagné du cd dans toutes les bonnes pharmacie littéraire, mais celui-ci aura droit à sa chronique dans notre rubrique « Dvd, Livres, Jeux ».
« Si l’on ne croit pas à la liberté d’expression pour les gens qu’on méprise, on n’y croit plus du tout. » Noam Chomsky
Site web : www.zep-site.com
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Commentaires
un des meilleurs album que j'ai pu découvrir depuis longtemps
Effectivement cet album mérite vraiment que l'on s'y intéresse. Cela faisait longtemps que le rap français ne revendiquait plus !
haya je kifff c'est du pure lourd mieu que tout ces rappeurs bling bling de merde
c'est du lourd comme un bolide a grande vitesse et mieux encore comme un concorde a grande vitesse écoutez sa ne boycottez pas!!!!
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